Soudain, Miharu se leva. Un grand silence plana. Elle avait la colère qui parcourait tout son corps. Elle foudroyait du regard la jeune dame. Elle claqua du pied :
« - On en a rien à faire de votre aide ! On ne veut pas d'un professeur particulier ! On n'a pas demandé à venir ici ! C'est notre père qui nous a envoyé dans ce pays inconnu dont on ne sait rien ! Et pourtant on est nés ici, c'est bizarre non ?! Alors remballez vos uniformes et vos belles paroles ! Je ne changerais pas ma façon de voir les choses que ce soit les traditions ou pas ! Et je ne porterais pas ses stupides uniformes !! Alors laissez-nous tranquilles ! Je suis française ! Alors ne faites pas comme si nous étions différents ! Car même si je suis née au Japon mon c½ur ne demeura jamais ici ! Ma vie est en France ! Je n'ai rien à faire ici !! Cria t-elle
- Miharu ! » Réprimanda Kyoshi
Elle monta en courant dans sa chambre et en faisant attention de faire tomber les uniformes. Kyoshi voulu monter et lui dire ce qu'il pensait de ce qu'elle avait fait mais sa s½ur l'en empêcha d'un geste.
« - Laisse-moi faire. Je sais ce qu'elle a. Reste ici. »
Yumi monta les escaliers quatre à quatre et entra dans la chambre de sa s½ur. Miha était allongée sur son lit, la tête contre son coussin, Yumi s'assit non loin d'elle et soupira longuement...
« - Je sais que tu es triste, que tes souvenirs te rongent...Tu as...Le droit de pleurer contre la vie, de te dire que le monde autour de toi est injuste, que les choses n'auraient jamais dû se passer comme ça...Mais ce n'est pas une raison pour t'enfermer dans cette peine pour toujours ! Tu n'es pas seule, Miharu. Je suis ta s½ur, je l'ai toujours été et je le serais toujours. Il...Enfin ton meilleur ami...Ton passé...Oh...C'est si compliquer à dire...! Les gens ne sont pas gentils. Ce qu'il c'est passé, je ne comprendrais jamais véritablement ce que tu as pu ressentir mais je sais que...Quoi qu'il arrive je ne me laisserais pas abattre. Qu'importe le mal que l'on me fait ou me feras, c'est pour ça qu'il ne faut pas que tu t'enterres...Voila...Je te laisse. Je t'aime Miharu, souvient en toi... »
Elle restait allongée dans son lit, dos à Yumi. Elle ferma les yeux. Cela la dérangeait qu'elle parle de ces souvenirs comme ça. Elle n'aimait pas en parler mais son c½ur en souffrait beaucoup. Elle aurait aimé s'enfermer dans une bulle pour ne plus en sortir et pleuré pendant toute l'éternité après ce qu'elle avait vécue. Elle savait très bien que sa s½ur tarderait à partir de sa chambre tellement elle s'inquiétait pour elle. Elle avait assez de toute cette affection.
Soudain, elle se releva et se mit droite à sa s½ur. De stupeur, Yumi se retourna. Miharu claqua son oreiller contre son matelas :
« - Arrête de me dire tout ça ! Tout ce que tu pourras me dire ou m'as dit à l'instant, ne sert à rien ! Quand j'étais célèbre, tu ne me disais pas tout ça ! Que tu m'aimais, que j'étais importante pour toi ! Même si tu le pensais, jamais ces phrases ne sortaient de ta bouche ! Et maintenant, après ce que j'ai enduré, tu viens me rassurer en me disant ça ! Mais je n'en ai rien à foutre ! Que tu sois là pour moi ou que tu me réconforte, sa ne changeras pas ce que je ressens en ce moment ! Si c'est arrivé, c'est que je le mérité ! Mais sache que...Yumi...Je suis un être humain ! J'ai un c½ur, je respire, je vis ! Comment il a pu me faire ça ?! Pourquoi ?! Tu peux me le dire ?! Cria t-elle en pleurs, pleine de souffrance
- ...
- Tu vois. Même toi, tu ne sais pas. Je veux dormir. Laisse-moi seule, s'il te plait.
- Miharu...Même si tu ne crois pas en mes paroles, je suis sur de ce que je viens de dire car elle venait de mon c½ur. Je m'inquiète vraiment pour toi. Je croyais que nous n'avions pas besoin des mots pour nous comprendre. A une époque, il me suffisait de te sourire où de te regarder pour te dire « je t'aime ». Mais je constate que tu n'as plus besoin de ça. »
Il fut confus. Après avoir raccompagné la jeune dame à la porte, Kyoshi était montée pour ensuite allez voir Miharu. Mais en ayant entendu leur conversation assez sérieuse, il était restait au seuil de la porte, à écouter. Il ne savait pas vraiment ce qui ce passé en ce moment. Même pas ce qui faisait autant souffrir Miha contrairement à Yumi qui savait tout de l'histoire. Quelque chose lui pesa sur le c½ur. Sûrement le fait que sa s½ur soit triste et qu'il n'y peut rien y faire sauf savoir la vérité. Il savait que Yumi n'allait pas sortir par la porte d'entrée mais par celle secrète qui reliait la chambre de ses deux s½urs. Lui...Qui voulait tant parler avec sa jumelle. Il marcha en direction de sa chambre et ferma la porte derrière lui. Il retira son t-shirt blanc, passa son visage à l'eau et alla s'allonger dans son lit. Il était épuisé. Il ferma les yeux, il pensait à Yumi. C'était devenu une habitude pour lui. Cela n'avait plus d'importance. Ce baiser du passé le hantait. Il sentait encore ses lèvres contre les siennes. Un moment heureux pour lui. Il s'endormit les mains sur le c½ur.
Tout le monde dormait paisiblement. Vivre au Japon, avec tous les problèmes de leur famille, ne va pas être facile pour nos trois héros et ça ils le savent. Mais ils préfèrent penser à l'instant présent. Et tout va commencer demain matin, quand ils auront traversé le seuil de leur appartement vers un nouveau monde...
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Fin du chapitre I .