Assise à l'arrière, Miharu, l'air triste, regardait à travers la vitre le décor lugubre qui s'offrait à elle. Depuis l'atterrissage de l'avion qui avait décollé de France, elle n'avait pas décroché un mot. Elle ne cessait de penser à ce qu'elle ferait un peu plus tard...
C'était une fille brune aux cheveux longs, dégradés, avec de magnifiques yeux bleus.
Elle était une fille sensible et avait un esprit réservé. Ce "nouveau" caractère c'était installé en elle un an auparavant.
Autrefois, elle était dynamique et joyeuse, mais, maintenant elle affiche souvent sa mauvaise humeur.
Elle était née d'une aventure, et en plus de cela, son père, Yamada Fuji et sa mère vivaient une passion interdite... C'était déjà assez dur pour elle, mais elle pensait plus à cette chose qui lui avait modifié sa personalité... Cette personne... Son "meilleur ami"...
A coté d'elle, une jeune fille nommée Yumi. Un peu plus jeune que Miharu, à quelque mois prés. Elle avait, elle aussi, l'esprit occupé. Mais, contrairement à son amie, elle ne pouvait cesser de s'agiter dans tous les sens. C'était une fille aux cheveux noirs et courts, avec les yeux verts.
Ses pensées étaient tournées vers son avenir qui lui brûlait les yeux et vers son passé qui lui rongeait le c½ur.
« - Dites ?On est bientôt arrivés ? souffla le garçon assis à coté de Yumi
- Arrête de souffler Kyoshi ! répondit-elle en lui donnant une claque sur la jambe
- Mais j'en ai marre de rester assis. »
Lui, Kyoshi, c'était le frère jumeau de Yumi. Il avait les cheveux mi-longs, de couleur noir, avec des yeux marrons. C'était un garçon indépendant et qui profitait de la vie. Il ne savait pas rester en place une seule minute. Une vraie pile électrique !
Miharu faisait comme s' il ne c'était rien passé. Comme si le garçon n'avait rien dit, comme si sa demi-soeur n'avait pas répliqué. Oui, Yumi, Kyoshi et Miharu étaient demi-s½urs et demi-frères.
Incroyable, c'est vrai !
Ils étaient les seuls au courant, avec la mère de Miharu et leur père bien évidemment. La véritable femme de Yamada Fuji et qui était également la mère des jumeaux n'en savait rien.
Pour elle, Miharu était juste la meilleure amie de sa fille et une amie très proche de Kyoshi.
La voiture freina. Elle s'arrêta enfin devant un appartement complètement isolé. Juste une rue séparait ce bâtiment des maisons du quartier. Le chauffeur annonça l'arrivée. Le beau ténébreux se dépêcha de sortir de la voiture pour contempler sa nouvelle demeure, suivi de sa jumelle :
« - L'habitat est pas mal. J'ai hâte de voir l'intérieur ! Papa n'a pas voulu nous annoncer dans quel endroit nous allions vivre à partir de maintenant !
- Soit sur que ce ne sera pas un taudis ! Papa est trop célèbre pour nous faire vivre dans un endroit pareil, répondit Yumi
- Oui. Et pas assez de temps à nous consacrer ni à s'occuper de nous si c'est pour nous envoyer dans notre pays d'origine. » Trancha Miharu en claquant la portière
En ce qui concernait son père, Miharu était toujours très négative et ne pensait que du mal de lui. Elle ne regardait pas ses deux amis. Elle prit ses bagages dans le coffre et passa devant eux. Yumi la regardait tristement :
« - Quand va-t-elle arrêtait d'être aussi...Froide ? Ca m'exaspère.
- Oui?Mais pourquoi est-elle comme ça d'un seul coup ? » se demanda t-il.
Elle se tourna vers lui et mit une de ses mains sur ses hanches et de l'autre lui donna une claque derrière la tête :
« - Aïe !
- Idiot. Des fois il faudrait que tu arrêtes de réfléchir et que tu regardes un peu ce qui se passe dans la vie de Miha.
- Mais! Je ne m'intéresse pas à sa vie ! Enfin...Je veux dire...Rah, la, la ! Tu m'as compris !
- Je suis bien obligée. Je suis ta jumelle. Quelle corvée ! » dit-elle en levant les yeux au ciel
Elle traversa le couloir suivit de son frère. Soudain, Miharu les appela. Ils se précipitèrent vers l'endroit d'où provenait la voix. Les jumeaux tournèrent à gauche, puis a droite. La porte était ouverte. Miharu était là, devant eux, complètement stupéfaite de l?endroit où ils allaient tout les trois vivrent dés aujourd'hui. Elle restait les yeux grands ouverts comme si un spectacle fantastique venait d'apparaître devant ses yeux.