[ Suiite ... ] " Kyoshi venait de sortir et les vit. Akira et Yumi se retournèrent. Les regards des jumeaux se croisèrent. "

« - Merci de m'avoir raccompagné ! Remercia t-elle en baissant la tête
- C'est rien. Ca m'a fait plaisir, répondit Akira en passant sa main dans ses cheveux
- Tu ne m'en veux pas de t'avoir fait rater ta répétition ?
- Je te l'ai dit. Je m'en fiche. Ils peuvent se débrouiller sans moi. Tout va bien !
- Je vois...Alors, on se verra sûrement demain ! Bonne nuit !
- Yumi !
- Oui ?
- Je voulais te dire que... »

Soudain, le bruit de la porte se fit entendre. Kyoshi venait de sortir et les vit. Akira et Yumi se retournèrent. Les regards des jumeaux se croisèrent. La jeune fille resta interdite, n'osant dire quoi que ce soit. Elle détourna les yeux. Bien que la colère montait, Kyoshi ne le montra pas. Mais le fait de la voir avec un autre garçon , ne lui fit pas du bien. Il s'avança :

« - Kyoshi, c'est ça ? Tu es le frère jumeau de Yumi ! Commença Akira qui voyait que l'ambiance était devenue tendue
- Exact. Je suppose que tu es Akira. Qu'est-ce qui te prends, s½urette ? Ca ne va pas ? Plaisanta Kyoshi en tapotant l'épaule de sa s½ur
- Non ! Tout va bien ! Akira m'a raccompagné ! Et toi ? Tu vas où ? Demanda t-elle
- Ah ! Heu...Je vais chez un copain ! Mentit-il
- Vraiment ? A cette heure ?
- Et alors ? Ne me prends plus pour un enfant ! Fais gaffe Akira, tu pourrais être la prochaine victime ! Rigola t-il avant de partir
- Pfff ! Espèce d'idiot ! Fais attention ! » Ronchonna t-elle

Kyoshi partit, le n½ud au c½ur. Il ne savait pas que Yumi sortait avec lui. Cela lui fit un choc mais pourtant il avait su garder son sang-froid et se présentait aimable envers lui. Je suppose que c'est ce que sa s½ur voulait.
Akira et Yumi se quittèrent sur un « Bonne nuit ». L'apparition de son frère devant son ami avait fort perturbé la jeune fille. Elle souffla. Quand elle entra à la maison, elle fut surprise de trouver sa s½ur...Au fourneau ! Il y avait plein de fumée

« - Hé ! Hé ! Qu'est-ce que tu fais aux cuisines ?! Paniqua t-elle en se précipitant vers elle
- Je fais à manger, sa se voit pas ! Ronchonna t-elle en toussant en essayant d'éloigner la fumée noire qui se dégageait
- Je ne parle pas de ça ! Quelque chose a brûlé ! Il fait tout noir ! Kof !
- Mon poulet...Il est complètement raté ! Et mes haricots verts, on dirait des cure-dents ! Pleurnicha t-elle
- Miha ! L'extincteur ! Vite ! Répéta Yumi en prenant sa place
- Oui ! Oui ! »

Miharu partit le chercher aussi vite que l'éclair. Elle ramena le « gros truc » rouge qui pesait une tonne sur ses bras. Yumi se dépêcha d'éteindre le petit incident essayant de sauver la nourriture de sa s½ur :

« - Voila ! Le feu s'est éteint ! Soupira Yumi en posant l'extincteur sur le sol
- Mais...Mais... ! Qu'est-ce qui se passe ici ?! Paniqua la voisine en débarquant chez eux
- Oh, Mme Koda ! Ce n'est rien, ne vous inquiétez pas !
- Mais qu'est-ce que tu racontes ?! Il y a plein de fumée ! Yumi-chan, dis-moi ce qui s'est passé ?
- C'est de ma faute ! J'ai voulu préparer à manger et j'ai mal fait les choses. Tout a brûlé ! Se lamenta Miharu
- Je vois. Il ne faut surtout pas que le propriétaire le sache. Si jamais, il apprend que vous avez failli mettre le feu, il...
- Le propriétaire... ? Le pervers... ? Pouffa Miha
- Quoi ?
- C'est juste que le soir de notre arrivé, il fût dans ma chambre en train de renifler mes culottes ! Beurk ! Grimaça Mimi
- Oh, quel dégoûtant ! » Dit-elle

Les deux s½urs se mirent à rire. Même si c'était assez déplacé de sa part, la seule idée de revoir la tête du propriétaire, les firent rigoler. Mme Koda, les suivit. Qu'il est pitoyable !

« - J'ai une idée ! S'exclama la voisine en levant le petit doigt
- Une idée ? De quoi ?
- Et bien ma chère Miharu, je vais faire la cuisine pour vous ce soir ! Sourit-elle
- C'est vrai ? Vous êtes sérieuse ?
- Bien sur que oui ! Dite-moi ce qui vous ferez plaisir !
- Heu...Des spaghettis bolognaise, de la pizza, des sushi, des onigiris... ! Enuméra Yumi sous le coup de la faim
- Espèce de goinfre. Où sont tes manières ? Gronda Miha d'une façon hilarante
- C'est bon ! Rigola la dame amusée par les deux jeunes filles
- Faites-nous votre meilleur plat ! Je ne pense pas que Kyoshi rentrera ce soir ! Répondit la grande s½ur avec enthousiasme
- Quoi ? Kyoshi ne rentre pas ? Et pourquoi ça ? Il ne va pas dormir dehors quand même ! S'inquiéta soudainement la jumelle du garçon
- Oups...Heu... ! Il m'a dit qu'il dormait chez un copain ! Se rattrapa t-elle
- Je vois. Alors, c'est ça. Je vais le tuer cet imbécile.
- Laisse-le vivre Yumi. Arrête de toujours t'inquiéter pour lui, c'est plus un enfant.
- Tu as peut-être raison.
- Allez préparez la table ! Je fais à manger ! » S'exclama Mme Koda avec le sourire

Les deux jeunes filles acquiescèrent et partirent faire ce qu'il avait à faire. Yumi pensait à son frère, bien évidemment. Alors...Il dort chez un copain... ? Il ne l'a même pas prévenu et puis...Elle ne l'a pas vu partir avec un sac pour mettre ses affaires. C'est bizarre. C'est vrai, ce n'est plus un enfant mais elle ne peut s'empêcher de s'inquiéter. Pour elle, ce n'est pas seulement, son frère jumeau...

# Posté le vendredi 14 novembre 2008 14:10

Modifié le dimanche 22 mars 2009 08:17

[ Suiite .. ] " Il vit Yumi à la place de Tomoko. Il l'imaginait, ses courbes, son ventre, ses bras, ses jambes, ses hanches, sa peau si blanche..."

Kyoshi était en train de passer un bon moment avec Tomoko. Cette fille était folle de lui et disait oui à tout. Ils étaient chez elle et elle était en train de lui faire un streap-tease de la mort, elle était saoul et lui ne valait pas mieux ! Il avait une cigarette dans l'une et une bouteille dans l'autre main. Il la fixait sans expressions, comme si ça ne lui faisait ni chaud ni froid, une image lui traversa l'esprit. Il vit Yumi à la place de Tomoko. Il l'imaginait, ses courbes, son ventre, ses bras, ses jambes, ses hanches, sa peau si blanche...
Il senti son regard, ses yeux vert brillant d'un éclat sauvage et passionné comme quand elle avait jouée cette musique si dure et froide, implacable ; la seule fois ou il l'avait entendue se déchaînée. Elle était violente et en colère, une colère envoûtante, c'est comme si on nous disait de ne pas toucher à quelque chose qui piquait et malgré l'interdiction, l'envie était trop forte. Et c'est ce piano qui avait subi cette colère. Ce regard l'avait tellement existé auparavant, c'était là ! Oui, c'était à ce moment qu'il s'était rendu compte qu'il l'aimait. Au point de la désirée. Il s'approcha de Tomoko, le visage de Yumi en tête, pour lui ce n'était pas une fille comme ça, c'était Yumi. Enleva doucement le reste de ses vêtements, amoureusement. Il la regardait comme s'il regardait Yumi, s'ils c'étaient trouvés dans cette situation il aurait agi de la même manière.
Il était envoûté, non pas par l'alcool, mais par cette image que projetait son cerveau. Ses gestes étaient doux, ses habits glissèrent à leur tour à terre. Il l'a transporta dans sa chambre et la déposa sur le lit.
Dés qu'il fit sur elle, tout s'accéléra, il devint plus brutal consommant ce qu'il désirait avec avidité, ce qu'il avait toujours rêvé et ce qu'il n'aurait jamais...

Plus tard, il se réveilla seul dans le lit de la jeune fille, il se releva difficilement et enfila son caleçon puis se rassit se prenant la tête dans les mains. Il se souvenait, ce n'était pas avec Yumi mais avec Tomoko qu'il l'avait fait la nuit dernière. Tous les moments lui revinrent en mémoire, cela le dégoûtait. Il avait envie de vomir, mais qu'est-ce qu'il avait fait ? C'était Yumi, il c'était donné à un rêve, à Yumi, un sentiment de plénitude l'envahi. Il respirait un peu mieux maintenant et se détendit, pourquoi se mentir ? Il avait envie de sa s½ur et Tomoko lui avait prêté son corps, accompagné de quelques bouteilles d'alcool évidement ! C'était pour elle...
La porte de la chambre s'ouvrit et Tomoko avait le plateau en main.
Elle lui sourit, s'accroupit à ses pieds et déposa le plat à côté d'elle. Elle le fixa un instant, au moment où notre jeune héro allait lui parler, elle le coupa :

« - Je sais Kyoshi, je ne suis pas idiote. J'ai pas le moins du monde envie de continuer une relation niaise, gorgée de sentiments stupides et inutiles ! J'ai envie de vivre.
- Merci de me comprendre. Grogna t-il.
- Je te comprend mieux que tu ne le pense...tu sais...certaines personnes ne veulent pas d'attachement, ni de liaison sérieuse. Mais toi, tu es totalement différent. Tu aimes une fille pas vraie ? Mais je ne sais pour qu'elle raison c'est impossible.
- Co...
- Tu as murmuré « Yumi » hier ! Et cette façon si intense que tu as de regarder. J'imagine que tu rêve en secret de pouvoir un jour la regarder ainsi. Ce regard, je l'ai déjà rencontré dans ma vie, tu ne peux pas lui échappée, tu ne pourra jamais. C'est du vécu. Elle se leva et s'assise sur son bureau, continuant de le regarder. Elle était habillée comme à l'ordinaire, Kyoshi lui balança un regard désespéré.
- Mais qu'est ce que je peux faire ?
- J'en sais rien. Je sais juste que, tu auras beau t'envoyé en l'air avec toutes filles qui passent, même sous l'emprise de l'alcool ou de la drogue si tu préfères. Cette fille ne sera jamais « Yumi » qu'une nuit. Pire, ce ne sera qu'une illusion qui te dit qu'elle agira pareillement, à mon avis ce sera, bien mieux dans la réalité. Tu ferais bien mieux de voir la vérité en face au lieu de te consoler de la sorte.
- Merde...C'était un cri étouffé, une fille le mettait face contre terre, à la réalité et il ne trouvait même plus le courage de lui faire ravaler ses paroles, tellement c'était vrai.
- Désolé playboy, je t'ai fais du mal je le sais. Mais ça mérite d'être clair et te faire sortir toutes ces petites choses qui te font si mal. Aller mange tout ! Il faut reprendre des forces pour survivre ! Il prit le plateau sur ses genoux et se força à manger. Tomoko était d'humeur très joyeuse et ne cessait de parler de façon très naturelle et sans gène. Au moment de passer le pas de la porte, elle le retint et lui dit en lui adressant un clin d'½il
- C'était super, je suis sure que ta Yumi aurais adorée ! Embrasse la de ma part, ça te donnera une bonne raison de le faire. Et n'oublie pas...Pas sur la joue le bisou ! »

Elle referma la porte, là, notre Kyoshi était estomaqué, les japonaises étaient vraiment folles...

~

Fin du Chapitre IV .

# Posté le vendredi 14 novembre 2008 14:15

Modifié le dimanche 22 mars 2009 08:16